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Actualité du cloud computing

Publié le 2 avril 2010

En 2009, le marché du cloud computing a progressé de 20%. La course de vitesse à laquelle se livrent les éditeurs à l’image de Google ou de Microsoft renforce la perception « totalisante » d’une tendance de fonds qui s’empare désormais des entreprises utilisatrices. Selon le cabinet Pierre Audoin Consultants, la part du SaaS (voir ci-dessous) dans le marché des logiciels et des services devrait passer de 1.5% en 2009 à  13% en 2015 ! Malgré les études moins favorables des cabinets d’étude CA et de Forrester qui montrent les réticences des entreprises françaises vis à vis du cloud, le gouvernement français vient de débloquer 700 millions d’euros dans le cadre du grand emprunt pour développer cette activité dans notre pays. Cet engouement se retrouve dans les pays émergents tels que la Chine. Selon Gartner, le marché mondial du cloud computing aurait atteint 56 milliards de dollars en 2009.

Le marché du cloud computing en Europe a crû de 20% en 2009

Qu’est-ce que le cloud computing ?

Communément désignée sous l’appellation « informatique des nuages », le cloud computing se divise en 3 branches :

  • Infrastructure as a Service (IaaS) : location de serveurs et d’espace de accessibles par connexion Internet
  • Plateform as a Service (PaaS) : plate-forme d’hébergement d’applications Internet dont l’installation relève de votre initiative (Php, Asp.Net, Perl, Python, Java)
  • Software as a Service (SaaS) : mise à disposition d’applications sans que vous ayez à les installer

Tous ces services sont loués à des fournisseurs spécialisés. Dépossédée de son informatique, l’entreprise perd en autonomie quant aux technologies utilisées. D’un autre côté, elle peut se concentrer sur ses métiers.

Le cloud computing

Free Cloud Alliance et Open Cloud Manifesto

De façon à faire face au risque réel de perte d’autonomie, Tiolive, Nexedi, Ielo et Mandriva ont posé lundi 29 mars les bases de la Free Cloud Alliance. De quoi s’agit-il ? Les 4 acteurs français entendent proposer une offre basée sur un référentiel de briques entièrement « libres » en opposition à l’offre de Salesforce et Amazon. L’objectif est de permettre aux entreprises de rester maître du contrôle de leurs données en privilégiant notamment l’interopérabilité. A qualité de service égale, il s’agit aussi pour les entreprises attirés par le cloud computing de payer moins cher.

Cette préoccupation n’est d’ailleurs pas spécifique à la France. AMD, Cisco, EMC, IBM, Novell, VMware et Red Hat ont rejoint l’Open Cloud Manifesto. A l’image de la Free Cloud Alliance, le consortium international prône l’interopérabilité des nuages. Amazon et Microsoft ont, pour l’instant, fait le choix de faire cavaliers seuls.

Et la sécurité dans tout ça ?

La première interrogation qui se pose à nous est comment assurer la confidentialité des données de l’entreprise alors que la « guerre économique »  fait rage dans une période de ralentissement économique généralisé. Dassault, Areva, Edf, Airbus peuvent-ils faire héberger leurs données stratégiques aux Etats-Unis, en Inde ou en Chine ? Clairement, la réponse à cette question, c’est non !

Le deuxième problème qui se pose à l’entreprise est la fiabilité du prestataire. En cas de faillite, comment l’entreprise qui a confié l’intégralité de son infrastructure  peut-elle reconstituer un système d’information reprenant les données qui sont issues de la plate-forme du prestataire ? Dans ce cadre, les inititiaves de l’Open Cloud Manifesto et de la Free Cloud Alliance prennent tout leur sens.

Le dernier problème est de savoir comment se prémunir vis à vis d’un risque d’accident global lié au dysfonctionnement d’un des hubs de l’Internet national ou mondial ou d’une faille de sécurité touchant aux infrastructures déployées ? Sans aller jusque là, signalons les nombreuses pannes à répétition auxquelles a été confronté Google au cours de ces derniers mois.

Consommation énergétique

Dans un rapport récent, Greenpeace attribut le bonnet d’âne à en terme d’émissions de gaz à effet de serre. Pour son datacenter de l’Oregon, l’éditeur du plus grand réseau social mondial a contractualisé avec PacificCorp qui produit l’électricité qu’il livre à exclusivement au charbon. Peut mieux faire !

Greenpeace affirme, dans son rapport, que la consommation des datacenters devrait augmenter par 4 entre 2007 et 2010 pour atteindre la consommation réunie de la France, de l’Allemagne, du Canada et du Brésil .

De leur côté, Google et Yahoo! tentent de privilégier les énergies renouvelables à l’image du centre Yahoo! de Buffalo, dans l’état de New York, alimenté par une centrale hydroélectrique.

Un tiers de l’électricité consommée dans les datacenters est consacré à refroidir les serveurs. Les gisements en terme de réduction de la consommation énergétique sont considérables.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Réseaux sociaux : Google n’a décidément pas la main verte !

Publié le 21 février 2010

Les tentatives successives de Google pour contrer les positions dominantes exercées par et Twitter dans le domaine des réseaux sociaux sont-elles toutes vouées à l’échec ?

Google Buzz, un choix contesté

Historique de navigation, programme AdSense, Dns public, Google Analytics… tous ces outils fournis gratuitement par le leader des moteurs de recherche ne sont en fait que des outils qui permettent à Google d’asseoir son modèle économique fondé sur le profiling de ses abonnés. Autrement dit… « prends ce que je te donne et je me charge de dire ce que tu consommes. » Le lancement d’un nouveau service de réseau social, Google Buzz, lui vaut aujourd’hui une plainte de la part de l’EPIC, Electronic Privacy Information Center ! Le principal reproche fait à l’éditeur, c’est que le carnet d’adresses associé au compte Gmail est alors mis à disposition indirectement aux autres abonnés sous forme de suggestions d’abonnements ! En terme de confidentialité, peut mieux faire. Toujours est-il qu’il s’agit d’un nouvel outil pour évaluer vos « affinités » !

  et la vie privée

Le CPVP (Commissariat à la protection de la vie privée du Canada) estimait, dans un rapport rendu public le 16 juillet 2009, que , en conservant indéfiniment les renseignements personnels de membres ayant désactivé leur compte, contrevenait à la loi canadienne. Ce « rappel au règlement » n’a pas empêché, en ce début d’année 2010, Mark Zuckerberg, de plaider en faveur de la publication, par défaut, des données privées des membres du réseau social.  Le co-fondateur de prend à son compte l’idée selon laquelle les limites entre vie privée et vie publique seraient en train de voler en éclats. Il n’empêche que de nombreux membres de ont besoin de contrôler leurs informations personnelles. Ce revirement de position est assez curieux de la part d’un homme qui a toujours milité pour les respect de la confidentialité et de la vie privée. compte en France près de 15 millions d’abonnés. Et en plus d’y être nombreux, les internautes y passent du temps ! Bilan des courses : pour la première fois, les 24 et 25 décembre, a généré plus de trafic que Google aux Etats-Unis. La grenouille voudrait-elle se faire plus grosse que le bœuf ?

Facebook devant Google

Services unifiés

Là où a fait le choix de partir de son réseau social pour proposer dans les mots qui viennent un service de messagerie, Google a fait exactement l’inverse ! Les deux acteurs sont partis de leur point fort pour tenter d’étendre leur offre de services et leur domination du Web. A ce jeu, clairement, Google semble avoir perdu la 1ère partie. Mais la guerre entre les deux acteurs en vue de la domination du Web ne fait que commencer !

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les conversations sur Facebook via XMPP/Jabber

Publié le 11 février 2010

Les fonctionnalités intégrées au réseau évoluent vite.

A titre d’exemple, les discussions instantanées que vous établissez avec vos amis de votre réseau social peuvent dorénavant être prise en charge par un client Jabber via le protocole XMPP.

Mode opératoire

Pidgin
Installez sur votre machine un logiciel de messagerie instantanée prenant en charge le protocole XMPP. Je vous recommande le logiciel Open Source Pidgin qui existe indifféremment sous Mac, Windows et . Pidgin prend en charge de nombreux protocoles de messagerie instantanée : Msn, Google Talk, AIM, ICQ, IRC, MSN, Yahoo pour les plus connus d’entre eux. L’avantage de l’utilisation d’un logiciel tel que Pidgin est de pouvoir archiver vos conversations.

Pour vous connecter à la discussion instantanée de , dans le paramétrage de votre compte, choisissez :

Limitation

Pour l’instant, le serveur ne prend pas en charge le cryptage SSL/TLS.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Faire le choix des réseaux sociaux ?

Publié le 19 septembre 2009

A l’heure de l’explosion des plates-formes gratuites de réseaux sociaux payantes ou gratuites, généralistes ou professionnelles telles que XingFacebook, Viadeo, Ziki, LinkedIn, etc… la question de leur utilisation au sein de l’entreprise continue de se poser au delà de l’effet de mode. Reste qu’il convient de faire un important distinguo selon que l’on cherche à émettre ou à recevoir au travers de sa présence au sein d’un réseau social !

Rappel sur ce que sont les réseaux sociaux !

L’essentiel du contenu de l’internet est produit par les sites institutionnels, les blogs, les images, les vidéos et les forums qui sont indexés par les moteurs par leurs mots ou leurs tags associés. Les plates-formes de micro-blogging telles que Twitter et FriendFeed ne sont que des outils de diffusion et de partage de liens. Couplé aux blogs et aux plates-formes de micro-blogging, le réseau social intervient en tant que terminaison nerveuse du contenu du Web. Le réseau social  est aujourd’hui un concurrent majeur pour les moteurs de recherche : l’information la plus pertinente, compte tenu de nos tropismes, se trouve associée à celle de nos « amis ». Le réseau social nous aimante, nous magnétise.

Pour autant, ce qu’il manque aujourd’hui aux plates-formes gratuites de réseau social telle que , Ning ou OpenSocial, c’est avant tout le couplage à la messagerie. Microsoft l’a très bien compris en mettant en place sa plate-forme Live associée à MSN et à Hotmail. Les choses risquent d’évoluer du côté des concurrents et de Google tout particulièrement dans les tous prochains mois.

Les réseaux sociaux au service de l’entreprise

Diffuser via les réseaux sociaux

Le reproche qui peut être fait aux réseaux sociaux, c’est leur dimension communautaire. C’est le risque de la logique de l’enfermement identitaire. Mais dans le cadre d’une stratégie de communication, le renforcement de la marque auprès de ceux, fournisseurs et clients, qui y sont associés légitime l’effort de communication et les moyens qui peuvent y être rattachés. Cela ne signifie aucunement qu’il faille abandonner les autres supports traditionnels et numériques du marketing bien évidemment. L’impact marketing des réseaux sociaux est encore extrêmement mineur du fait de leur sous-exposition aux spiders des moteurs.

Reste le temps qu’on y passe, l’argent qu’on est prêt à y consacrer et la maîtrise tant sur le plan rédactionnel, technique que juridique des contenus qu’on y pousse !!! L’image de l’entreprise peut en être profondément altérée et le résultat obtenu peut être aux antipodes des effets escomptés.

Le gris de l’Internet

Les réseaux sociaux sont aussi des outils pour extraire le gris de l’Internet. A titre d’exemple, ils font partie du cahier des charges du système Hérisson commandité par le ministère de la défense nationale. Ce système de surveillance, bien que démenti par le ministère quant à sa nature, devrait d’ailleurs être opérationnel en mars 2010. Les contacts uni-personnels, les photos, les vidéos, les commentaires sont très souvent la partie immergée d’un iceberg et permettent à des gens très informés sur une problématique particulière de connaître les parties stratégiques qui se jouent ou se déjouent. De la même façon, l’absence de visibilité d’une personne sur Internet peut  être en soi, selon son secteur d’activité, un élément d’information extrêmement précieux.

Là-encore, le temps qu’on y passe , le coût associé au fait de scruter (recevoir), de notifier (émettre),  de synthétiser (traiter) et de stocker nécessitent de s’inscrire dans une finalité particulière et d’être en capacité d’évaluer la qualité de l’information récupérée.

Des plates-formes et outils intéressants

  • Ning / SocialGo / WackWall : plates-formes en ligne qui vous permettent de créer gratuitement votre réseau social (Ning a l’avantage d’être en français)
  • Ellg / Pligg : CMS PHP de création d’un réseau social

Crédit photo : AgoraVox

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Réseaux sociaux : impact sur l’Internet et la blogosphère

Publié le 11 avril 2009

Live pour Microsoft et Orkut pour Google étaient destinés à mener la contre-offensive. Ils sembleraient que les deux géants de l’édition logicielle ne soient pas aujourd’hui en mesure de rivaliser face aux deux phénomènes que sont Twitter et . Les couloirs du Web 2.0 bruissent d’une rumeur de rachat de Twitter par Google ? Pour couper court, Twitter, dont personne ne comprend au juste le modèle économique, a très gentiment décliné l’offre et a annoncé la mise en place d’un service payant à destination des professionnels.

Le succès de Twitter et de ne se dément d’ailleurs pas par les chiffres. Dans un billet récent, Mark Zuckerberg, co-fondateur de , vient d’annoncer 200 millions de membres actifs ! Selon Comscore, 1 internaute sur 4 aurait visité en février, soit 276 millions de visiteurs uniques. De son côté, Twitter revendique 6 millions de membres et une croissance de 900% en 2008. Comment expliquer cet engouement ?

Le paradoxe des réseaux sociaux est qu’ils n’ont rien de social. Chacun y pousse sa vie – ou ses doubles vies – en parallèle à celles des autres sans qu’il y ait le moindre échange réel. Le réseau social est à la fois l’accompagnateur et le révélateur du mouvement d’atomisation de la société. Dans , vous créez ou adhérez à des groupes sans y réaliser la moindre « activité ». Les membres des réseaux sociaux restent avant tout consommateurs – ou fans – sans apporter le moindre contenu en dehors de quelques banalités ou de liens assez convenus vers des sites à forte notoriété. Autrement dit,   buzze le buzz à l’image d’une chaîne d’information continue.

Twitter, quant à lui, apparaît, au premier abord, fort différent. Il permet la mise en réseau de communautés dont les centres d’intérêt sont assez proches. Utilisé par des professionnels soucieux de montrer ce qu’ils font et non ce qu’ils sont, l’information poussée est extrêmement pertinente même si certains confondent encore Twitter et défouloir. Comme la plupart des liens utilisés dans Twitter  pointent vers des sites institutionnels ou d’information, cet autre réseau social contribue, là-encore, à renforcer la notoriété de ceux qui en ont déjà. Comme nous ne disposons pas d’un temps infini à consacrer à Internet, l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux s’accompagne d’un recul de l’activité dans la blogosphère perceptible à la chute d’activité chez les consommateurs-commentateurs occupés qu’ils sont à vaquer dans les réseaux sociaux.

Mais l’impact de l’utilisation massive des réseaux sociaux va bien au delà de la blogosphère. Le refus des avances de Google par les fondateurs de Twitter en dit long sur la foi qu’ils peuvent avoir en l’avenir. Contrairement à , Twitter dispose d’un moteur de recherche accessible à tous. Twitter et apparaissent – chacun dans des registres très différents et aussi complémentaires – les seuls à pouvoir contrer les velléités hégémoniques de Google sur la toile. Quelle peut-être aujourd’hui la réponse des autres poids lourds du net ?


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Catégorie(s) : Zoom Technique