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Marre des publicités dans les pages Web ?

Publié le 12 juillet 2010

AdBlock Plus est une extension remarquable qui vous permet de masquer de vos pages tout script, lien ou toute zone html en rapport avec la publicité ou les technologies de profiling. Ces éléments présentent l’inconvénient de ralentir l’affichage des pages.

L’intérêt de ce plugin qui fera sensation sur Firefox est de vous permettre d’établir des règles personnalisées. Pour déterminer les zones de publicités dans vos pages Html, vous pouvez utiliser l’extension Firebug ou bien Web Developer qui s’exécute sous Firefox.

Faites disparaître la publicité des résultats des moteurs

Il faut ajouter aux filtres AdBlock Plus les éléments suivants :

Pour Google
  • ##div#rhs pour <div id= »rhs »> au niveau html
Pour Yahoo
  • ##div#east pour <div id= »east »> au niveau html
  • ##div[class="ads horiz bot"] pour <div class= »ads horiz bot »> au niveau html
  • ##div[class="ads horiz "] pour <div class= »ads horiz « > au niveau html

Les deux derniers filtres peuvent être remplacés par ##div[class^="ads"].

Pour Bing
  • ##li.sb_ans pour <li> au niveau Html
  • ##div.sb_adsN pour <div class= »sb_adsN »> au niveau Html
  • ##div.sb_adsW pour <div class= »sb_adsW »> au niveau Html

Les deux derniers filtres peuvent être remplacés par ##div[class^="sb_ads"].

Pour Ask
  • ##div.spl_shd_plus pour <div class= »spl_shd_plus »> au niveau html

Ces codes utilisés peuvent évoluer dans le temps. Même si la probabilité est faible, le problème est aussi que ces codes peuvent être utilisés dans d’autres sites.

La page d’accueil du site du journal Le Monde

Comme la plupart des sites Internet, celui du journal Le Monde construit son équilibre économique sur la publicité.  La page d’accueil inclut d’autres éléments dont l’objet est de « profiler » l’internaute afin d’en étudier le comportement. Elle comporte enfin des scripts afin de disposer des statistiques d’audience et de fréquentation. Tous ces éléments peuvent être retirés des pages que vous affichez dans votre navigateur :

  • ##div#zoneService
  • ##div[class^="serviceBlock"]
  • *.cedexis.*
  • */OasDefault/*
  • */ad/*
  • */parship/*
  • *partenaire*
  • |http://pubs.*
  • xiti
Le Monde
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Catégorie(s) : Actualité exia.cesi

Chrome/Chromium va-t-il détrôner Firefox ?

Publié le 21 juin 2010

Chromium est la version communautaire du navigateur Chrome proposé par Google. L’annonce du choix de Chromium au détriment de Firefox comme navigateur par les éditeurs du projet Flock semble s’inscrire dans un mouvement de migration des utilisateurs de Firefox au profit de Chrome et de Chromium.

Selon les dernières statistiques, la part de marché de Google Chrome s’établirait entre 5 et 7% en mai 2010. La navigateur fêtera ses deux ans le 8 septembre 2010. Quant à Firefox, selon les mesures, sa part de marché serait entre 25% et 40%.

Sur des critères purement techniques, Chromium a de quoi séduire ! La version 6.0.444.0 obtient la note de 97/100 au test Acid3 alors que Firefox 3.6.3 n’obtient que 94/100. D’autres points forts font pencher la balance des internautes en faveur de Chromium. Google a annoncé une amélioration des performances du moteur Javascript de 30 à 35% selon les propres tests de l’éditeur. Toutefois, le gain ne semble pas extrêmement flagrant vis à vis de Firefox.

Autre point positif : le nombre d’extensions ou modules complémentaires proposés par Google ne cesse de progresser même s’il y aurait beaucoup à dire sur l’intégration de ces extensions à l’interface du navigateur ! De ce point de vue, l’avantage reste très nettement en faveur de Firefox. A noter toutefois que l’installation ou la mise à jour d’une extension ne nécessitent pas le redémarrage de Chrome/Chromium contrairement à Firefox.

Autres atouts de Chrome vis à vis de son concurrent Open Source : il intègre d’ores et déjà un lecteur Flash depuis la version 5 et devrait comprendre un lecteur Pdf intégré dans les prochaines versions. Google semble vouloir aller vite et marquer des points vis à vis d’un concurrent dont il fut jadis le premier partenaire et le premier contributeur financier. Le prochain Google Os annoncé pour le mois de septembre 2010 s’appuiera sur un noyau Linux et sur le navigateur… Google Chrome. Mozilla, pris en tenaille entre Microsoft et Google, se doit d’apporter de sérieuses améliorations à Firefox dans les jours et les mois qui viennent pour pouvoir continuer sa progression !

Annexes

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Actualité du cloud computing

Publié le 2 avril 2010

En 2009, le marché du cloud computing a progressé de 20%. La course de vitesse à laquelle se livrent les éditeurs à l’image de Google ou de Microsoft renforce la perception « totalisante » d’une tendance de fonds qui s’empare désormais des entreprises utilisatrices. Selon le cabinet Pierre Audoin Consultants, la part du SaaS (voir ci-dessous) dans le marché des logiciels et des services devrait passer de 1.5% en 2009 à  13% en 2015 ! Malgré les études moins favorables des cabinets d’étude CA et de Forrester qui montrent les réticences des entreprises françaises vis à vis du cloud, le gouvernement français vient de débloquer 700 millions d’euros dans le cadre du grand emprunt pour développer cette activité dans notre pays. Cet engouement se retrouve dans les pays émergents tels que la Chine. Selon Gartner, le marché mondial du cloud computing aurait atteint 56 milliards de dollars en 2009.

Le marché du cloud computing en Europe a crû de 20% en 2009

Qu’est-ce que le cloud computing ?

Communément désignée sous l’appellation « informatique des nuages », le cloud computing se divise en 3 branches :

  • Infrastructure as a Service (IaaS) : location de serveurs et d’espace de accessibles par connexion Internet
  • Plateform as a Service (PaaS) : plate-forme d’hébergement d’applications Internet dont l’installation relève de votre initiative (Php, Asp.Net, Perl, Python, Java)
  • Software as a Service (SaaS) : mise à disposition d’applications sans que vous ayez à les installer

Tous ces services sont loués à des fournisseurs spécialisés. Dépossédée de son informatique, l’entreprise perd en autonomie quant aux technologies utilisées. D’un autre côté, elle peut se concentrer sur ses métiers.

Le cloud computing

Free Cloud Alliance et Open Cloud Manifesto

De façon à faire face au risque réel de perte d’autonomie, Tiolive, Nexedi, Ielo et Mandriva ont posé lundi 29 mars les bases de la Free Cloud Alliance. De quoi s’agit-il ? Les 4 acteurs français entendent proposer une offre basée sur un référentiel de briques entièrement « libres » en opposition à l’offre de Salesforce et Amazon. L’objectif est de permettre aux entreprises de rester maître du contrôle de leurs données en privilégiant notamment l’interopérabilité. A qualité de service égale, il s’agit aussi pour les entreprises attirés par le cloud computing de payer moins cher.

Cette préoccupation n’est d’ailleurs pas spécifique à la France. AMD, Cisco, EMC, IBM, Novell, VMware et Red Hat ont rejoint l’Open Cloud Manifesto. A l’image de la Free Cloud Alliance, le consortium international prône l’interopérabilité des nuages. Amazon et Microsoft ont, pour l’instant, fait le choix de faire cavaliers seuls.

Et la sécurité dans tout ça ?

La première interrogation qui se pose à nous est comment assurer la confidentialité des données de l’entreprise alors que la « guerre économique »  fait rage dans une période de ralentissement économique généralisé. Dassault, Areva, Edf, Airbus peuvent-ils faire héberger leurs données stratégiques aux Etats-Unis, en Inde ou en Chine ? Clairement, la réponse à cette question, c’est non !

Le deuxième problème qui se pose à l’entreprise est la fiabilité du prestataire. En cas de faillite, comment l’entreprise qui a confié l’intégralité de son infrastructure  peut-elle reconstituer un système d’information reprenant les données qui sont issues de la plate-forme du prestataire ? Dans ce cadre, les inititiaves de l’Open Cloud Manifesto et de la Free Cloud Alliance prennent tout leur sens.

Le dernier problème est de savoir comment se prémunir vis à vis d’un risque d’accident global lié au dysfonctionnement d’un des hubs de l’Internet national ou mondial ou d’une faille de sécurité touchant aux infrastructures déployées ? Sans aller jusque là, signalons les nombreuses pannes à répétition auxquelles a été confronté Google au cours de ces derniers mois.

Consommation énergétique

Dans un rapport récent, Greenpeace attribut le bonnet d’âne à Facebook en terme d’émissions de gaz à effet de serre. Pour son datacenter de l’Oregon, l’éditeur du plus grand réseau social mondial a contractualisé avec PacificCorp qui produit l’électricité qu’il livre à Facebook exclusivement au charbon. Peut mieux faire !

Greenpeace affirme, dans son rapport, que la consommation des datacenters devrait augmenter par 4 entre 2007 et 2010 pour atteindre la consommation réunie de la France, de l’Allemagne, du Canada et du Brésil .

De leur côté, Google et Yahoo! tentent de privilégier les énergies renouvelables à l’image du centre Yahoo! de Buffalo, dans l’état de New York, alimenté par une centrale hydroélectrique.

Un tiers de l’électricité consommée dans les datacenters est consacré à refroidir les serveurs. Les gisements en terme de réduction de la consommation énergétique sont considérables.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Réseaux sociaux : Google n’a décidément pas la main verte !

Publié le 21 février 2010

Les tentatives successives de Google pour contrer les positions dominantes exercées par Facebook et Twitter dans le domaine des réseaux sociaux sont-elles toutes vouées à l’échec ?

Google Buzz, un choix contesté

Historique de navigation, programme AdSense, Dns public, … tous ces outils fournis gratuitement par le leader des moteurs de recherche ne sont en fait que des outils qui permettent à Google d’asseoir son modèle économique fondé sur le profiling de ses abonnés. Autrement dit… « prends ce que je te donne et je me charge de dire ce que tu consommes. » Le lancement d’un nouveau service de réseau social, Google Buzz, lui vaut aujourd’hui une plainte de la part de l’EPIC, Electronic Privacy Information Center ! Le principal reproche fait à l’éditeur, c’est que le carnet d’adresses associé au compte Gmail est alors mis à disposition indirectement aux autres abonnés sous forme de suggestions d’abonnements ! En terme de confidentialité, peut mieux faire. Toujours est-il qu’il s’agit d’un nouvel outil pour évaluer vos « affinités » !

Facebook  et la vie privée

Le CPVP (Commissariat à la protection de la vie privée du Canada) estimait, dans un rapport rendu public le 16 juillet 2009, que Facebook, en conservant indéfiniment les renseignements personnels de membres ayant désactivé leur compte, contrevenait à la loi canadienne. Ce « rappel au règlement » n’a pas empêché, en ce début d’année 2010, Mark Zuckerberg, de plaider en faveur de la publication, par défaut, des données privées des membres du réseau social.  Le co-fondateur de Facebook prend à son compte l’idée selon laquelle les limites entre vie privée et vie publique seraient en train de voler en éclats. Il n’empêche que de nombreux membres de Facebook ont besoin de contrôler leurs informations personnelles. Ce revirement de position est assez curieux de la part d’un homme qui a toujours milité pour les respect de la confidentialité et de la vie privée. Facebook compte en France près de 15 millions d’abonnés. Et en plus d’y être nombreux, les internautes y passent du temps ! Bilan des courses : pour la première fois, les 24 et 25 décembre, Facebook a généré plus de trafic que Google aux Etats-Unis. La grenouille voudrait-elle se faire plus grosse que le bœuf ?

Facebook devant Google

Services unifiés

Là où Facebook a fait le choix de partir de son réseau social pour proposer dans les mots qui viennent un service de messagerie, Google a fait exactement l’inverse ! Les deux acteurs sont partis de leur point fort pour tenter d’étendre leur offre de services et leur domination du Web. A ce jeu, clairement, Google semble avoir perdu la 1ère partie. Mais la guerre entre les deux acteurs en vue de la domination du Web ne fait que commencer !

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les trois plus gros investissements de Google

Publié le 28 septembre 2009

Un site vient de mettre en ligne tous les investissements effectués par Google.

Les investissements réalisés par Google

Les 3 premiers investissements réalisés par l’éditeur du moteur le plus utilisé au monde sont :

  • DoubleClick pour 3.1 milliards de dollars
  • YouTube pour 1.65 milliards de dollars
  • AOL (dont Google n’est pas propriétaire) pour 1 milliard de dollars

A noter l’investissement dans , le moteur chinois, pour 10 petits millions de dollars.

Même si la liste des acquisitions semble quantitativement importante, elle ne l’est pas quant à leurs montants : Google a toujours cherché à privilégier la croissance interne.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Bing, le moteur signé Microsoft !

Publié le 9 juin 2009

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la sortie le 2 juin 2009 de Bing aura fait du bruit sur la toile. Le nouveau moteur de recherche signé Microsoft, prévu initialement pour s’appeler Kumo, nous a fait globalement bonne impression.

Les plus…

Le point fort de Bing, c’est la recherche d’images avec un menu en haut à gauche de l’écran qui permet de filtrer rapidement les images issues de la recherche.

Recherche d'images dans Bing

Le deuxième point fort, c’est la possibilité de récupérer les résultats de la recherche au format Rss. Le module de recherche avancée, contrairement à la majorité des moteurs, s’intègre à la fenêtre de résultats en cours.

Et les moins…

Sur la pertinence, Bing me semble très en retard sur Google. Sur la recherche relative à Yann Arthus-Bertrand, aucune mention relative au film du photographe,  Home, là où Google le sort en 1ère page. En cela, Bing ne se dissocie pas de Yahoo! Search.

Côté recherche vidéo, Bing n’utilise que Dailymotion là où Google Vidéos compile toutes les plates-formes d’hébergement vidéo.

Quant à la surface d’indexation, le compte n’y est pas. Sur la recherche sur « Yann Arthus-Bertrand » en langue française, là où Google retourne 415 000 liens, Bing en renvoie 917 000 alors que Yahoo en retourne 5 080 000. Exalead renvoie 359 585 liens et Ask 183 000.

Pas de moteur de blogs dans Bing !!! Dommage. Toujours pas de service de ping !

Le moteur d’actualités ne permet pas de recherches avancées. Il ne porte que sur les 5 derniers jours seulement, là où Yahoo retourne les actualités sur les 30 derniers jours. Google, de son côté, n’offre aucune limite et demeure la référence en la matière ! Les trois moteurs d’actualités permettent l’abonnement via un fil Rss aux résultats de la recherche.

Alors…

Bing, en dehors de la recherche d’images, n’offre pas une réelle valeur ajoutée qui fasse que nous abandonnions nous outils existants. Au vu des statitsiques, l’état de grâce n’aura duré que deux petits jours, le temps que nous nous fassions une idée des avancées et innovations proposées par Bing.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Des innovations signées Google ?

Publié le 2 juin 2009

Il suffit d’aller sur le site Googlefight pour se rendre compte que la notoriété de la marque Google a ringardisé Microsoft. Conscient que le statut de « nouveau riche de l’Internet et des NTIC » est une chose extrêmement précaire, Google n’en finit pas de buzzer autour de prétendues innovations.

De l’innovation en général

Même si Kondratieff avait mis en forme la relation entre croissance et innovation, il ne l’avait pas expliquée. Peu satisfait de l’explication sinusoïdale de l’innovation donnée par Kondratieff qui veut qu’après la pluie vienne le beau temps, Schumpeter tenta une explication peu convaincante sur l’innovation en grappe et la destruction créatrice autour du génie entreprenariale. Jacques Monod n’aurait pas dit mieux. On en savait toujours pas plus sur les forces endogènes à l’innovation. C’est Max Weber qui lui donna des explications plus culturelles : il associa le développement capitaliste à l’émergence de l’éthique protestante.

Quel rapport avec Google ?

Pour certains, Google aurait inventé le moteur de recherche. Faux, le moteur de recherche existait avant Google. Google n’a pas inventé grand chose à vrai dire, s’appuyant la plupart du temps sur des technologies existantes et le logiciel libre, notamment. La force de Google est d’avoir inventé Google en lui attachant un modèle économique autour des AdWords et du programme AdSense qui captent l’essentiel de la publicité en ligne. Autrement dit, la force industrielle de Google est dans sa capacité à construire le mythe Google tel que le percevait Roland Barthes et dans sa capacité à s’instituer dans nos imaginaires comme l’évoquait si bien Cornélius Castoriadis.

Redescendons sur le plancher des vaches.

  • Google va vendre des eBooks à 10$. Innovation ? Non !
  • Google fait Androïd pour répondre à l’iPhone d’Apple. Innovation ? Non
  • Google Wave parle désormais de « collaboration électronique ».  Google réinvente le mail 3.0 après le POP et le Webmail.

  • Google Chrome propose un système d’extensions… pour reprendre celles de Firefox ?

J’interromps cette liste à la Prévert que d’autres, plus avisés, se sont évertués à faire.

La destruction créatrice

Le revers de la médaille à l’expression de cette « énergie créatrice » est la destruction de technologies et d’algorithmes concurrents. Le néo-darwinisme économique que semble appliquer Google au monde des nouvelles technologies est inquiétant par la vitesse à laquelle les concurrents disparaissent.

Imaginons un être vivant dont la faculté serait de tuer tous ses « concurrents », espèces végétales et animales confondues. Quelles seraient les chances de survie de cet être vivant ? C’est aujourd’hui aux pouvoirs publics – soucieux de l’expression d’une concurrence libre et non faussée – de prendre conscience de la nature réelle de l’innovation telle que Google nous la vend par communiqués et vidéos interposés ! L’entreprise de Google, par son aspect totalisant, renferme un risque « totalitaire ».

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Réseaux sociaux : impact sur l’Internet et la blogosphère

Publié le 11 avril 2009

Live pour Microsoft et Orkut pour Google étaient destinés à mener la contre-offensive. Ils sembleraient que les deux géants de l’édition logicielle ne soient pas aujourd’hui en mesure de rivaliser face aux deux phénomènes que sont Twitter et Facebook. Les couloirs du Web 2.0 bruissent d’une rumeur de rachat de Twitter par Google ? Pour couper court, Twitter, dont personne ne comprend au juste le modèle économique, a très gentiment décliné l’offre et a annoncé la mise en place d’un service payant à destination des professionnels.

Le succès de Twitter et de Facebook ne se dément d’ailleurs pas par les chiffres. Dans un billet récent, Mark Zuckerberg, co-fondateur de Facebook, vient d’annoncer 200 millions de membres actifs ! Selon Comscore, 1 internaute sur 4 aurait visité Facebook en février, soit 276 millions de visiteurs uniques. De son côté, Twitter revendique 6 millions de membres et une croissance de 900% en 2008. Comment expliquer cet engouement ?

Le paradoxe des réseaux sociaux est qu’ils n’ont rien de social. Chacun y pousse sa vie – ou ses doubles vies – en parallèle à celles des autres sans qu’il y ait le moindre échange réel. Le réseau social est à la fois l’accompagnateur et le révélateur du mouvement d’atomisation de la société. Dans Facebook, vous créez ou adhérez à des groupes sans y réaliser la moindre « activité ». Les membres des réseaux sociaux restent avant tout consommateurs – ou fans – sans apporter le moindre contenu en dehors de quelques banalités ou de liens assez convenus vers des sites à forte notoriété. Autrement dit, Facebook  buzze le buzz à l’image d’une chaîne d’information continue.

Twitter, quant à lui, apparaît, au premier abord, fort différent. Il permet la mise en réseau de communautés dont les centres d’intérêt sont assez proches. Utilisé par des professionnels soucieux de montrer ce qu’ils font et non ce qu’ils sont, l’information poussée est extrêmement pertinente même si certains confondent encore Twitter et défouloir. Comme la plupart des liens utilisés dans Twitter  pointent vers des sites institutionnels ou d’information, cet autre réseau social contribue, là-encore, à renforcer la notoriété de ceux qui en ont déjà. Comme nous ne disposons pas d’un temps infini à consacrer à Internet, l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux s’accompagne d’un recul de l’activité dans la blogosphère perceptible à la chute d’activité chez les consommateurs-commentateurs occupés qu’ils sont à vaquer dans les réseaux sociaux.

Mais l’impact de l’utilisation massive des réseaux sociaux va bien au delà de la blogosphère. Le refus des avances de Google par les fondateurs de Twitter en dit long sur la foi qu’ils peuvent avoir en l’avenir. Contrairement à Facebook, Twitter dispose d’un moteur de recherche accessible à tous. Twitter et Facebook apparaissent – chacun dans des registres très différents et aussi complémentaires – les seuls à pouvoir contrer les velléités hégémoniques de Google sur la toile. Quelle peut-être aujourd’hui la réponse des autres poids lourds du net ?


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Catégorie(s) : Zoom Technique

Mort des moteurs et des outils de recherche universelle ?

Publié le 5 avril 2009

Trop d’info tue l’info. Et pour tout dire, les contenus poussés par les blogs et autres réseaux sociaux à l’image de Twitter s’inscrivent avant tout dans la logique du mimétisme rédactionnel. Nous y poussons les informations ou les analyses de ceux qui les ont déjà produites sans qu’on en connaisse toujours bien les motivations.

Du coup, sous l’effet conjugué d’un Web en exponentiation continue, ces informations concourent à ce que les moteurs ne nous permettent plus de trouver ce que nous cherchons. L’idée de pertinence aura fait florès. Certes, pour la partie institutionnelle du Web (le mort du Web), l’usage de métamoteurs tels que Ixquick sur des recherches à plusieurs mots fonctionne encore à peu près. Mais, pour combien de temps encore sachant que les entreprises sont désormais conscientes de la mort du site « corporate » ? L’ exemple de Skittles mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde.

L’explosion de l’utilisation de la vidéo, y compris dans le champ du monde professionnel, pose la question de la concurrence dans les outils de recherche entre les contenus multimédia et le texte. Si la réponse de Yahoo semble être celle du choix délibéré du texte, Google semble avoir pleinement intégré la vidéo à son outil de recherche universelle. Mais, du fait du poids donné aux sites institutionnels, l’information des blogs, des forums, des réseaux sociaux (le vivant de l’internet) n’est que très rarement mise en avant alors que c’est très souvent la plus pertinente.

Du coup, les moteurs ont mis en place des outils de recherche spécifiques au vivant de l’Internet à l’image de ce qu’a développé Technorati : Google BlogSearch ou encore BlogLines (Ask). Etonnemment, Yahoo!, Live ou Exalead n’ont pas encore mis en place d’outils de recherche de ce type. Il y a encore ces portails d’actualité tels que Yahoo! Actualités ou Google News dont le contenu est étroitement lié à la notoriété. Or, pertinence et notoriété sont très loin d’être synonymes. Ces moteurs d’actualités ne fonctionnent que comme de simples agrégateurs de sites et de blogs à l’image de l’excellent portail Wikio.

Le vote dans la loi Création et Internet dite Hadopi du sur-référencement de l’offre légale en matière de musiques et de vidéos pose de très lourdes questions sur les risques de « manipulation » dans l’accès à l’information. Le fait que Google représente aujourd’hui plus de 90% des requêtes de recherche effectuées par les internautes français constitue un élément de fragilité sans précédent pour de nombreuses entreprises qui n’ont pas les moyens de sur-référencer leurs activités. En janvier de cette année, des rumeurs ont fait état d’une modification de l’algorithme de Google en faveur des marques. Les algorithmes ne sont jamais neutres : ils sont basés sur des choix humains. Or, nous n’avons aucune visibilité sur les « choix humains » de Google malgré des explications des uns et des autres qui relèvent davantage de l’utilisation du marc de café.

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Bilan 2008 et prospectives 2009 en informatique

Publié le 3 janvier 2009

L’année 2008 a été riche en événements dans le monde de l’informatique.

Google

La cannibalisation du web par Google se poursuit. Mais le modèle économique du géant du Web s’essoufle dangereusement :

  • échec du lancement de Chrome, navigateur alternatif à Firefox
  • baisse des rentrées publicitaires
  • chute de l’action de 714.87 dollars le 7 décembre 2007 à 321.32 dollars en ce début d’année 2009
  • plan de licenciement déguisé de 10000 collaborateurs sur un total de 30000

Mais le géant de l’Internet a des atouts non négligeables et notamment celui de savoir exploiter au mieux le mode collaboratif de l’Open Source. Attendons-nous à voir arriver en cette année 2009 la nouvelle suite Google Apps en mode box ! Mieux que quiconque, Google a compris le subtil équilibre à maintenir entre client léger, client lourd et client riche.

Histoire d’Os

Après l’échec cuisant de Windows Vista, Microsoft semble vouloir précipiter la sortie de Windows 7. Windows 2008 Server peine à entrer dans les entreprises. Le choix du tout 64 bits au niveau de ses plates-formes serveur est-il en mesure de donner un nouveau coup d’élan à la firme de Redmond ?

C’est, sans doute, sur l’offre en matière de virtualisation que Microsoft n’a toujours pas réussi à percer. Ses concurrents – Sun, Vmware, Red Hat – semblent très largement exploiter la faiblesse du géant de l’édition de logiciels et de systèmes d’exploitation. Or, à la cadence à laquelle les entreprises virtualisent leurs infrastructures, Microsoft ne peut plus se permettre de jouer les seconds rôles. Comment l’éditeur va construire sa réponse en 2009 ?

En 2008, Hewlett Packard a exprimé son intention de sortir un système d’exploitation basé sur Linux. Pour Google, avec gOS, c’est déjà fait. Intel ne devrait pas tarder à suivre. Dell en fera-t-il de même ? 2009 devrait, dans le contexte de crise économique mondiale majeure, consacrer Linux et l’Open Source.

My client is rich. My computer becomes poor.

Avec JavaFx, Silverlight, Adobe Air et Flex, le logiciel change de container pour s’enkyster au sein des navigateurs. Firefox avec XUL avait ouvert une brèche. L’augmentation de la part de marché du navigateur Open Source n’est pas sans poser de lourdes interrogations quant à l’évolution du développement logiciel. Quelles sont les technologies gagnantes en 2009 qui se chargeront de la prise en charge des interfaces homme-machine ? Personne ne croit plus au produit universel.

Le PC, le Mac…

Apple connaît un regain de notoriété auprès des jeunes notamment qui en ont assez, disent-ils, des plantages de leurs systèmes Windows et des infections virales. Il reste que, malgré l’envol des ventes d’Apple, le PC, par son attractivité au niveau prix, a ses aficionados.

La convergence informatique-téléphonie mobile s’accélère. Avec Google Androïd et l’iPhone, les éditeurs de logiciels deviennent fabricants et les fabricants deviennent éditeurs. Le comportement des geeks, ces hyper-consommateurs de technos, se heurte toutefois à quelques principes de réalité et notamment au fait que nous sommes dans un monde « fini ». Les ressources nécessaires à la fabrication de ces « gadgets » devenus indispensables sont de plus en plus coûteuses du fait de leur rareté. La cadence de renouvellement de ses vraies-fausses innovations est-elle compatible avec le contexte du XXIième siècle ?

Une bonne année 2009 à toutes et à tous !

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