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La Net neutralité

Publié le 18 juillet 2010

Concept popularisé par Tim Wu suite à un article paru en 2003, la notion de Net Neutrality a été défini par la FCC (Federal Communications Commission) aux Etats-Unis en 2005.

Un concept à géométrie variable

Ce que réclament les partisans de la neutralité du Net, c’est :

  • la transmission des données par les opérateurs sans en examiner le contenu ;
  • la transmission des données sans prise en compte de la source ou de la destination des données ;
  • la transmission des données sans privilégier un protocole de communication ;
  • la transmission des données sans en altérer le contenu.

Là où les américains parlent de liberté dans les respect des lois et de concurrence, la définition de Benjamin Bayart au RMLL de 2009 insiste sur l’absence de mécanisme de contrôle et de filtrage, amenant un ralentissement du débit selon les applications, services et protocoles utilisés. Deux visions totalement différentes ! Pour d’autres encore, La Net neutralité, c’est aussi de garantir la liberté d’expression, alors que, de son côté, Microsoft s’inquiète de la fin de la neutralité dans le moteur de recherche Google.

En France, la secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, auprès du Premier ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet,  a créé un comité d’experts sur la Net Neutralité. Il s’agit, au travers de ce comité, de s’accorder sur le sens donné à ce concept. Pour autant, alors que l’Internet grand public n’existait pas encore, la loi de 1982 sur les télécommunications définit précisément le principe :

« L’opérateur prend les mesures nécessaires pour garantir la neutralité de ses services vis-à-vis du contenu des messages transmis sur son réseau et le secret des correspondances. A cet effet, l’opérateur assure ses services sans discrimination quelle que soit la nature des messages transmis et prend les dispositions utiles pour assurer l’intégrité des messages. »

L’effervescence produite autour de ce débat a amené la Commission Européenne à se saisir de ce dossier. , ancienne commissaire européenne en charge de la concurrence, est devenue, en novembre dernier, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique. Elle a décidé de lancer une consultation sur cette question.

Filtrage et limitations déjà dans les faits

Au Canada, en janvier 2009, l’utilisation des réseaux P2P, selon Anthony Rémond, faisait l’objet d’un ralentissement pour la moitié des abonnés de l’Internet canadien. Il réclame un droit imprescriptible à utiliser les applications et les logiciels de son choix. Le risque à terme, selon l’avocat de l’Union des Consommateurs du Québec, serait l’établissement d’un mode de facturation à la carte, selon les « services  » utilisés afin d’éviter un engorgement du réseau.  Derrière cette vision, se cache le risque d’aller vers un Internet à 2 vitesses : un Internet « universel » à services réduits et un Internet pour les « riches » à services étendus ! En France, certains évoquent la perspective d’un Internet des villes et des champs alors que M6 Mobile propose d’ores et déjà des forfaits bloqués.

Aux Etats-Unis, Comcast, le plus grand fournisseur d’accès Internet américain, vient de remporter une bataille judiciaire entamée par la FCC en 2007. La justice américaine a reconnu implicitement le droit au FAI de brider son réseau à des fins de qualité de service. En août 2009, les Républicains, au travers de l’Internet Freedom Preservation Act, voulaient organiser la neutralité du réseau américain. Dans leur projet de loi, ils mettaient l’accent sur le risque de concurrence déloyale de la part de  FAI, devenus producteurs de contenus, tentés de brider l’accès aux services de leurs concurrents ! Le risque, à terme, est que les opérateurs en viennent à brider l’Internet non commercial et le P2P afin de disposer  de la meilleur bande passante possible pour leurs propres services.

En France, ces pratiques de bridage ont été mises en évidence récemment chez Free – le chantre de la Net neutralité – au niveau des connexions en zones non dégroupées. Elles concernaient alors le SSH, les vidéos en streaming, la VoIP ou le P2P de 18 h 00 jusqu’à minuit. De son côté, l’ARCEP présidée par Jean-Ludovic Silicani, continue de plaider en faveur de « mécanismes acceptables de gestion du trafic » sans qu’ils soient pour autant définis. Tout en se déclarant favorable au principe de la Net Neutralité, Emanuel Gabla, membre du CSA, se dit ne pas être opposé à la priorisation des flux issus de services commerciaux !!!

Pendant ce temps-là…

Le Chili  est allé plus vite que les pays européens et d’Amérique du Nord. La Chambre des députés vient de voter à l’unanimité cinq principes qui donnent un cadre, dans ce pays, à la Net neutralité :

  1. Interdiction pour les FAI (ceux qui fournissent l’accès à Internet) d’interférer, de discriminer ou de gêner en aucune façon les contenus, les applications ou les services, à l’exception des mesures destinées à garantir la confidentialité des utilisateurs, la protection anti-virus et la sécurité du réseau.
  2. Obligation pour les FAI de fournir des services de contrôle parental;
  3. Obligation de fournir à ses clients, par écrit, une série de données leur permettant d’identifier correctement le service contracté
  4. Obligation de garantir  la confidentialité des utilisateurs, la protection anti-virus et la sécurité du réseau
  5. Obligation de garantir  l’accès à tout type de contenus, services ou applications disponibles sur le réseau et d’offrir un service qui ne distingue pas les contenus, les applications ou les services, en se basant sur leur source ou leur propriété. Pareillement, sont interdites les activités qui limitent la liberté des utilisateurs d’utiliser les contenus ou les services sauf si les utilisateurs en expriment la demande.

Un texte dont nous devrions nous inspirer ?

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les métiers de l’Internet

Publié le 7 juillet 2010

Le secrétariat d’état chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique rattaché au 1er ministre a mis en place en juillet 2009 un site consacré aux métiers de l’Internet.

En dehors des métiers traditionnels de l’informatique (gestion de projet, développement, ergonomie des Interfaces Homme-Machine), la présence des entreprises sur Internet requiert des compétences dans différents domaines :

  • la production de contenus
  • la veille
  • l’animation des blogs et des réseaux sociaux
  • le référencement ou Search Engine Optimization

La production de contenus

L’indexation par les moteurs de recherche se fait avant tout par les mots. La présence d’une entreprise requiert tout d’abord de fortes capacités dans le domaine rédactionnel, une parfaite maîtrise d’une ou plusieurs langues tant sur la plan de l’orthographe que de la grammaire ou encore de l’expression. Les textes doivent être concis, fluides et clairs permettant de dégager rapidement l’axe fort du message véhiculé.

La production de contenus, c’est aussi la mise en ligne d’animations, de vidéos et de documents qui répondent à des logiques de présentation très différentes. Là où l’animation fait appel à de fortes compétences en matière de web-design, la présentation relève davantage des métiers de la PAO et du pré-presse. Quant aux vidéos, elle exige des savoir-faire en matière de scénario, de cadrage, d’éclairage et de montage. Les moyens numériques ne nous affranchissent pas encore des contraintes liées au traitement de l’image.

La veille

Les métiers de la veille s’appuient tout d’abord sur des compétences fortes en matière d’utilisation des moteurs de recherche, d’outils d’agrégation et de gestion documentaire. Mais pas seulement ! Dans les hôpitaux, par exemple, les veilleurs sont aussi des personnels médicaux ! Le veilleur doit posséder une double compétence technique et professionnelle.

L’animation de sites, blogs et réseaux sociaux

Ils sont désignés par le terme anglo-saxon de « community managers ». Leur rôle ? Pousser du contenu, veiller, commenter et, à l’occasion, produire du contenu. Ils doivent disposer de compétences solides en matière de production de contenus et de veille. Une bonne connaissance de l’organisation dans laquelle il travaille est également nécessaire.

Le référencement

La multiplication de contenus dans les index des moteurs amène les entreprises à investir de plus en plus lourdement dans ces compétences. Aujourd’hui, cette activité est encore très largement externalisée. L’objectif est d’assurer le plus de visibilité à une entreprise sur son cœur de métier au niveau des moteurs. Elle se construit sur deux types d’action. En premier lieu, il y a le référencement naturel qui s’appuie sur l’indexation, l’affiliation et l’inscription des sites dans des annuaires et des moteurs. Comme le primo-référencement d’un contenu marque de son empreinte l’entreprise dans les index des moteurs, le référenceur devrait pouvoir le contrôler avant qu’il soit publié. C’est très rarement le cas ! En second lieu, il y a les campagnes de buzz ou de marketing viral qui relèvent du référencement événementiel. Il s’appuie sur des contenus multimédias à pousser dans les réseaux sociaux, dans les blogs, dans les forums notamment. L’impact de ce type de référencement est extrêmement court et influence peu le référencement naturel qui s’inscrit quant à lui dans une logique de long terme.

Par une présence solide dans les index des moteurs et, au besoin, en saturant les index d’informations relatives à l’entreprise, vous pourrez, en vous appuyant sur les techniques de SEO faire face aux problèmes de e-réputation !

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les extensions Firefox

Publié le 6 juin 2010

Alors que Google Chrome est donné comme l’un des navigateurs les plus rapides, Firefox continue de séduire les internautes. La raison tient, avant tout, à l’éco-système développé autour de ce logiciel et aux différents – ou extensions/add-ons -  que la communauté des développeurs nous propose !

Les indispensables

  • iMacros, un add-on pour enregistrer vos séquences sur le Web qui vous conférera une plus grande productivité
  • NewsFox, un agrégateur Rss extrêmement puissant
  • AdBlock Plus : élimine la publicité de vos écrans

Les utiles, donc presque indispensables

  • ArchiveFacebook, pour sauvegarder votre profil Facebook en mode aspiration
  • Colorzilla, un outil de capture des codes couleur d’une zone de l’écran par un simple clic
  • Download Helper, extension de téléchargement de vidéos en ligne à partir de sites tels que YouTube, Dailymotion
  • FEBE, afin de sauvegarder l’environnement Firefox à la manière d’un Mozilla Backup
  • Firebug, un outil d’analyse du code des pages Html et Css
  • FireShot offre la possibilité de capturer sous forme d’image partie ou totalité de la page ou de l’écran
  • GlobeFish Language Tool, outil de traduction par simple sélection
  • Google Page Rank, afin de disposer du PR de la page dans la barre d’état
  • InFormEnter, outil de mémorisation et d’application des entrées mémorisées au niveau des formulaires web
  • MeasureIt, afin de prendre la distance entre deux points au niveau d’une page Web
  • NoScript, extension qui permet de contrôler et de bloquer l’exécution des scripts
  • Page Saver Basic, extension de capture de vos pages au format PNG et JPG
  • PDF Download propose d’accéder à un service en ligne qui génère une page Pdf très proche de la version Html
  • PrintPdf, pour créer un fichier Pdf à partir d’une page Web
  • QuickNote, outil de prise de notes multi-documents
  • Screengrab : réalise des copies d’écran à partir des pages Web
  • ScribeFire, outil d’édition du contenu des blogs à la condition que le mode XML-RPC ait été activé
  • SQLite Manager, un gestionnaire de bases SQLite
  • Vacum Places Improved, afin de défragmenter l’historique et la base de signet
  • Web Developer, un outil assez proche de Firebug
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Catégorie(s) : Zoom Technique

De l’alourdissement des pages Web

Publié le 4 mars 2010

Vous l’aurez remarqué. Plus nos connexions sont rapides et plus les pages Internet sont lentes à afficher ! Les éditeurs des navigateurs se livrent aujourd’hui à une concurrence effrénée en tâchant de nous donner l’illusion de la vitesse ! Il y a évidemment plusieurs facteurs qui viennent expliquer ce phénomène. Le principal est que les pages sont remplis de très nombreux composants qui interagissent avec d’autres sites Web, soit au travers de scripts Javascript, soit au travers de composants Multimédias ou Widgets. L’une des solutions consiste à filtrer le contenu de ses pages en les débarrassant des composants publicitaires et autres outils de profiling.

Cas concret : The Economist

Le navigateur Firefox dispose de nombreuses extensions, dont Firebug et AdBlock Plus. Firebug permet d’explorer le code de vos pages Web et AdBlock Plus, en dehors de bloquer les publicités, propose la liste des liens vers lesquels pointent les pages consultées.

Sous Firefox, après avoir installé les extensions, en allant sur la page du site The Economist, vous pourrez consulter toute la liste des éléments filtrables que vous pourrez activer par la combinaison de touches Ctrl+Maj+V.

Avec l’extension AdBlock Plus, vous pouvez créer un ensemble de filtres dont l’objet est d’éliminer les liens vers les régies publicitaires, les outils de profiling ou les scripts permettant d’établir toutes sortes de statistiques. Il suffit pour cela de double-cliquer sur le lien correspondant dans la liste des éléments filtrables que vous aurez activé comme indiqué précédemment.

Ajoutez ces éléments à AdBlock Plus :

*.atdmt.*
*.feedroom.*
*.fetchback.*
*.google-analytics.*
*.iperceptions.*
*.nexac.*
*.quantserve.*
*.revsci.*
*.scorecardresearch.*
*.doubleclick.*

http://ad.*

http://stats.*

http://track.*

*.roiservice.*
*/track/*
*/track.aspx?*

Avec Firebug, vous pourrez inspecter la page afin d’isoler les zones des pages (blocs div) où se concentrent les publicités. C’est ainsi que, dans le site The Economist, vous pourrez observer la présence de trois zones de publicités. Il faut les ajouter à la liste de vos filtres personnalisés.

#div(advertcode)
#div(classified_wrapper)
#div(mpuad)

Il existe d’autres outils pour filtrer vos contenus et notamment un proxy tel que Squid si vous le couplez à SquidGuard qui autorise la gestion de blacklists. Il n’autorise toutefois pas le filtrage des blocs contenus dans les page comme peut le faire AdBlock Plus. Cette solution qui s’exécute sous Linux est totalement personnalisable. L’avantage d’un proxy est que vous n’avez pas à déployer l’extension AdBlock Plus sur le poste client. Cette extension est, par ailleurs, inexistante sur certains types de navigateurs !

Les résultats obtenus

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les trois plus gros investissements de Google

Publié le 28 septembre 2009

Un site vient de mettre en ligne tous les investissements effectués par Google.

Les investissements réalisés par Google

Les 3 premiers investissements réalisés par l’éditeur du moteur le plus utilisé au monde sont :

  • DoubleClick pour 3.1 milliards de dollars
  • YouTube pour 1.65 milliards de dollars
  • AOL (dont Google n’est pas propriétaire) pour 1 milliard de dollars

A noter l’investissement dans Baidu, le moteur chinois, pour 10 petits millions de dollars.

Même si la liste des acquisitions semble quantitativement importante, elle ne l’est pas quant à leurs montants : Google a toujours cherché à privilégier la croissance interne.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

La nécessaire mise en place d’outils collaboratifs

Publié le 6 juillet 2009

Les hasards de la réalité professionnelle nous amènent à nous interroger sur la pérennité d’anciennes formes de management basées sur le culte de la performance, de l’excellence, de la compétition et de la concurrence. Mais, lorsqu’on entend un jeune d’une vingtaine d’années prétendre que « la somme des connaissances est constitutive de la valeur d’un individu et qu’elle n’est pas partageable« , une phrase nous revient à l’esprit : « Qui n’a pas de mémoire est condamné à répéter les erreurs du passé. »

Avec le temps qui passe, au lieu de se dissoudre, la mémoire, organisée en feuilles, est de plus en plus difficile à capter dans les sous-couches. Et face à des contenus techniques qui doublent à la vitesse de la loi de Moore, nous devons davantage encore catégoriser, segmenter nos savoirs afin que nous soyons, à l’échelle humaine, en capacité d’accompagner l’évolution technique.

Le site OpenSourceCms recense tous les scripts Php et Aspx GRATUITS les plus utilisés au monde, souvent supérieurs à des solutions payantes équivalentes. De nombreux outils permettent de nous aider efficacement à structurer et à organiser la diffusion des savoirs. En voici une sélection  :

Sans oublier les services Web gratuits :

NB

Si je n’ai pas mentionné Facebook, c’est que, pour l’instant, son contenu n’est accessible qu’à la condition de s’y inscrire. C’est extrêmement restrictif pour partager, non ?

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Les sites des associations des étudiants de l’Exia.Cesi

Publié le 23 juin 2009

L’école informatique Exia.Cesi possède une communauté d’étudiants et d’associations extrêmement variées. A l’heure où j’écris ce billet, toutes ne disposent pas encore de sites.

  • Exi@rt : musique, design, photo
  • Exia Running : course à pied
  • Exialabs : site technique des étudiants de l’école
  • Exiarena : organisation de Lan Party
  • Exiassistance : formation et dépannage informatique
  • JSL Exia : stages, jobs et logements
  • Kart Exia : courses et sorties Karting
  • Jexia : la SSII des élèves-ingénieurs de l’Exia.cesi
  • Webexia : élèves de l’Exia.cesi de Strasbourg
  • Récré’Anim : une autre idée de l’informatique dans les écoles

Le site Exia Community vous présente toutes les associations de lExia.Cesi.

Source : Exia Community

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Catégorie(s) : Vie étudiante

Bing, le moteur signé Microsoft !

Publié le 9 juin 2009

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la sortie le 2 juin 2009 de Bing aura fait du bruit sur la toile. Le nouveau moteur de recherche signé Microsoft, prévu initialement pour s’appeler Kumo, nous a fait globalement bonne impression.

Les plus…

Le point fort de Bing, c’est la recherche d’images avec un menu en haut à gauche de l’écran qui permet de filtrer rapidement les images issues de la recherche.

Recherche d'images dans Bing

Le deuxième point fort, c’est la possibilité de récupérer les résultats de la recherche au format Rss. Le module de recherche avancée, contrairement à la majorité des moteurs, s’intègre à la fenêtre de résultats en cours.

Et les moins…

Sur la pertinence, Bing me semble très en retard sur Google. Sur la recherche relative à Yann Arthus-Bertrand, aucune mention relative au film du photographe,  Home, là où Google le sort en 1ère page. En cela, Bing ne se dissocie pas de Yahoo! Search.

Côté recherche vidéo, Bing n’utilise que Dailymotion là où Google Vidéos compile toutes les plates-formes d’hébergement vidéo.

Quant à la surface d’indexation, le compte n’y est pas. Sur la recherche sur « Yann Arthus-Bertrand » en langue française, là où Google retourne 415 000 liens, Bing en renvoie 917 000 alors que Yahoo en retourne 5 080 000. Exalead renvoie 359 585 liens et Ask 183 000.

Pas de moteur de blogs dans Bing !!! Dommage. Toujours pas de service de ping !

Le moteur d’actualités ne permet pas de recherches avancées. Il ne porte que sur les 5 derniers jours seulement, là où Yahoo retourne les actualités sur les 30 derniers jours. Google, de son côté, n’offre aucune limite et demeure la référence en la matière ! Les trois moteurs d’actualités permettent l’abonnement via un fil Rss aux résultats de la recherche.

Alors…

Bing, en dehors de la recherche d’images, n’offre pas une réelle valeur ajoutée qui fasse que nous abandonnions nous outils existants. Au vu des statitsiques, l’état de grâce n’aura duré que deux petits jours, le temps que nous nous fassions une idée des avancées et innovations proposées par Bing.

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Des innovations signées Google ?

Publié le 2 juin 2009

Il suffit d’aller sur le site Googlefight pour se rendre compte que la notoriété de la marque Google a ringardisé Microsoft. Conscient que le statut de « nouveau riche de l’Internet et des NTIC » est une chose extrêmement précaire, Google n’en finit pas de buzzer autour de prétendues innovations.

De l’innovation en général

Même si Kondratieff avait mis en forme la relation entre croissance et innovation, il ne l’avait pas expliquée. Peu satisfait de l’explication sinusoïdale de l’innovation donnée par Kondratieff qui veut qu’après la pluie vienne le beau temps, Schumpeter tenta une explication peu convaincante sur l’innovation en grappe et la destruction créatrice autour du génie entreprenariale. Jacques Monod n’aurait pas dit mieux. On en savait toujours pas plus sur les forces endogènes à l’innovation. C’est Max Weber qui lui donna des explications plus culturelles : il associa le développement capitaliste à l’émergence de l’éthique protestante.

Quel rapport avec Google ?

Pour certains, Google aurait inventé le moteur de recherche. Faux, le moteur de recherche existait avant Google. Google n’a pas inventé grand chose à vrai dire, s’appuyant la plupart du temps sur des technologies existantes et le logiciel libre, notamment. La force de Google est d’avoir inventé Google en lui attachant un modèle économique autour des AdWords et du programme AdSense qui captent l’essentiel de la publicité en ligne. Autrement dit, la force industrielle de Google est dans sa capacité à construire le mythe Google tel que le percevait Roland Barthes et dans sa capacité à s’instituer dans nos imaginaires comme l’évoquait si bien Cornélius Castoriadis.

Redescendons sur le plancher des vaches.

  • Google va vendre des eBooks à 10$. Innovation ? Non !
  • Google fait Androïd pour répondre à l’iPhone d’Apple. Innovation ? Non
  • Google Wave parle désormais de « collaboration électronique ».  Google réinvente le mail 3.0 après le POP et le Webmail.

  • Google Chrome propose un système d’extensions… pour reprendre celles de Firefox ?

J’interromps cette liste à la Prévert que d’autres, plus avisés, se sont évertués à faire.

La destruction créatrice

Le revers de la médaille à l’expression de cette « énergie créatrice » est la destruction de technologies et d’algorithmes concurrents. Le néo-darwinisme économique que semble appliquer Google au monde des nouvelles technologies est inquiétant par la vitesse à laquelle les concurrents disparaissent.

Imaginons un être vivant dont la faculté serait de tuer tous ses « concurrents », espèces végétales et animales confondues. Quelles seraient les chances de survie de cet être vivant ? C’est aujourd’hui aux pouvoirs publics – soucieux de l’expression d’une concurrence libre et non faussée – de prendre conscience de la nature réelle de l’innovation telle que Google nous la vend par communiqués et vidéos interposés ! L’entreprise de Google, par son aspect totalisant, renferme un risque « totalitaire ».

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Catégorie(s) : Zoom Technique

Open Cloud Computing : une autre informatique est possible !

Publié le 11 mai 2009

Le développement du Cloud Computing et du Saas (Software As A Service) très largement lié à l’explosion des fermes de serveurs pose la question de l’interopérabilité applicative. La NSF vient d’attribuer une bourse de 450000 dollars aux chercheurs du laboratoire San Diego Supercomputer Center (SDSC), affilié à l’université de San Diego. Elle s’ajoute aux efforts financiers de Google et IBM autour du projet Cluster Exploratory (CLuE) associé à Apache Hadoop, un projet open-source développé par la fondation Apache. Au mois d’avril, la NSF vient de donner un coup d’accélérateur en allouant une bourse de 5 millions de dollars à 14 universités américaines.

L’Open Cloud Manifesto

38 entreprises viennent de signer l’Open Cloud Manifesto, parmi lesquelles IBM, Red Hat, AMD, Cisco, EMC, Novell, Sun, Vmware, SAP. Pour l’heure, Amazon, Salesforce, Google et Microsoft, très isolés, ont refusé d’apporter leur signature à ce manifeste. Comme à son habitude, la firme de Redmond propose une solution propriétaire, Windows Azure construite autour de son système Windows 2008, qui devrait voir le jour fin 2009. Avec l’Open Cloud Manifesto, l’objectif est de rendre les différentes plates-formes interopérables et permettre des développements logiciels en cycle court en s’appuyant sur les méthodes agiles.

Un secteur en pleine expansion

Cette mobilisation des acteurs de l’informatique ne doit évidemment rien au hasard. Selon le Gartner, les éditeurs du cloud computing devraient voir leurs revenus progresser de plus de 21% en 2009. Le marché des services en ligne devrait progresser de 56 à 150 milliards de dollars entre 2009 et 2013 ! En 2008, la publicité représentait 60% des revenus des acteurs du cloud computing. L’essentiel de cette publicité est aujourd’hui draîné par Google.

Un enjeu de taille : sécurité et confidentialité

Les pannes répétées des différents services en ligne proposés par Google ont déclenché de fortes inquiétudes. Aux Etats-Unis, l’EPIC (Electronic Privacy Information Center) a saisi officiellement la FTC (Federal Trade Commission). Le groupe de pression demande au régulateur américain du commerce, d’ouvrir une enquête sur les incidents dont ont été victimes les services en ligne de l’éditeur. Saleforces, spécialiste de l’hébergement d’applications, vient d’être victime d’une panne de 40 minutes. Les éditeurs tels que Cisco ont très bien compris tout le bénéfice qu’ils pouvaient tirer de l’Open Cloud Manifesto.

Virtualisation : Ovf devient le standard

L’un des autres enjeux attachés à l’informatique en nuage est la virtualisation d’infrastructures. Or, les éditeurs des différents outils de virtualisation se sont mis d’accord autour d’un format de fichier standardisé de machine virtuelle, le format OVF. L’éditeur Vmware propose d’ailleurs un package sous Windows et Linux qui permet d’effectuer les conversions OVF-VMX de manière bidirectionnelles.

Très en retrait sur le marché de la virtualisation, de l’hébergement d’applications, le choix de Microsoft de ne pas s’associer au manifeste Open Cloud est lié, pour l’essentiel, à la domination qu’il exerce dans le marché des systèmes d’exploitation et  des applications métiers. Microsoft a encore le choix de faire cavalier seul. Pour combien de temps encore ?

Autres éclairages

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